Trail du Cul d’Enfert 2013 @ Mondeville

Trail du Cul d’Enfert 2013 @ Mondeville

Dimanche matin, chagrin! Surtout à 6h00, qu’il tombe des trombes d’eau dehors et que l’on doit se préparer mentalement pour 21km de trail, mon premier d’ailleurs! Le temps n’est vraiment pas au beau fixe, et je suis bien heureux d’avoir fait l’acquisition de ma veste Salomon ce samedi. Je vais vraiment pouvoir me rendre compte de ce qu’elle a dans le ventre aujourd’hui! En parlant de ventre, au saut du lit, une petite faim me tenaille…

Pour la petite histoire, j’ai fait l’acquisition hier, chez Lepape, d’une box nutrition, spécialement conçue pour la préparation de la course, l’effort pendant et la récupération en fin. Bon, dans cette boîte nous avions une préparation pour le petit-déjeuner, à consommer environ 2h avant le début de l’évènement, l’idée est que cela devait donner un savoureux gâteau… bon… disons que j’ai un peu cafouillé dans les proportions d’eau à ajouter et que je me retrouve avec un non moins délicieux …porridge… que j’ai dû cuire pendant des heures pour obtenir une sorte de consistance… solide. Mais cela tient, tout de même, les objectifs de nutrition.

Une douche, un dernier check des affaires et hop, en voiture jusque Mondeville, soit une petite heure de route depuis Paris.

A mon arrivée, beaucoup de coureurs sont déjà présents sur place, je me fraie un passage jusqu’à l’aire de parking, mise à disposition par l’organisation (ce qui est plutôt efficace). Je croise au loin Franck, un ami avec qui je m’entraine au trail, dès que je suis de passage dans la région. Nous partons alors nous échauffer ensemble pendant une petite vingtaine de minutes pour finir sur des étirements.

L’organisateur nous demande de nous rassembler sur la ligne de départ car il sera donné dans moins de 5 minutes. Nous nous exécutons. Bon, nouveau petit cafouillage de la journée, pensant que le départ est dans un sens, je me positionne en fin de peloton… mais non! L’équipe encadrante nous demande de nous retourner, pour laisser partir un premier groupe qui fera découvrir le trail  à une personne à mobilité réduite.

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La portion de traileurs dans laquelle je suis se retrouve donc en tête de peloton, et lorsque le coup de départ est donné, 600 participants se ruent comme un seul homme… sur nous…enfin j’en ai l’impression vu la bousculade générée par la rapidité des meilleurs coureurs. Je décide de garder mon rythme de course, plutôt que de me faire happer par le flot, afin de conserver mon énergie.

Les premiers kilomètres se déroulent sans encombre jusqu’au 3ème, lieu de la première montée, qui plus est en monotrace, ce qui provoque un fort ralentissement. La difficulté du dénivelé est accentuée par l’eau qui ruisselle et fait naitre des ornières de boue.

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Cette première difficulté passée, je trouve mon rythme de croisière. L’organisation a eu la bonne idée de placer un ravitaillement tous les 4 kilomètres mais personnellement, je n’ai pas prévu dans mon plan de course de m’y arrêter (j’ai prévu mon sac d’hydratation ainsi que quelques gels et barres).

J’arrive sur une partie plus roulante en sortie de forêt, quand soudain il se remet à tomber! J’ai eu la bonne idée avant le départ de ranger ma veste (vous savez, la fameuse Salomon de chez Lepape!) dans mon sac, puisque le ciel se dégageait. Ayant trouvé mon rythme, je ne veux pas m’arrêter pour la remettre et donc décide de faire ma course sans elle.

Lorsque j’arrive au 10ème kilomètre, je me sens encore frais, j’imaginai cette première partie beaucoup plus dure, physiquement, pour moi. J’espère que la seconde partie en sera de même. Deux, trois autres passages difficiles se dressent devant moi, notamment une toute petite côte (agressive la côte!), plus proche de la verticale que de l’horizontale, rendue très peu praticable par la pluie. Celle-ci nous oblige d’ailleurs à nous agripper aux quelques racines qui en ressortent afin de la surmonter.

Les jambes resteront légères jusqu’au kilomètre 14 avant de se retrouver face à une très longue montée qui aura pour seuls bénéfices de casser le rythme, le moral et les pattes! Plus je me rapproche de la ligne d’arrivée et plus je croise des concurrents blessés (entorses, foulures) sur le bord du tracé. Je décide finalement de faire un micro arrêt au ravito du kilomètre 16 afin de signaler la présence de certaines personnes blessées et surtout pour boire de l’eau fraiche (car j’ai une la bonne idée, encore, de remplir ma poche d’hydratation avec de l’Isostar. Ce qui devient écoeurant à la longue…).

Quelques enjambées plus tard, j’aperçois au loin le photographe de la course! Quand tout à coup me revient l’article de Greg-Runner sur les photos finish, que je mets en application! 😉

 

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Le seul bémol de la journée est une petite douleur au genou gauche qui surgit lors de la dernière grosse descente.

Les derniers kilomètres défilent sans que je m’en rende vraiment compte, à tel point que je ne me rends même pas compte que je viens de franchir la ligne d’arrivée, tellement centré sur mon effort. Je retrouve alors mon ami Franck, qui m’a mis une bonne vingtaine de minutes au chrono. Pour ma part, l’objectif était de finir en moins de 2h30, ce qui est mission accomplie avec 2h27!

Ce fut une bonne matinée, avec un tracé agréable, je participerai à coup sûr à la prochaine édition.

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L’un des plus grands bénéfices de cette courses, pour moi, est que cela dope mon moral et me mets dans les meilleures dispositions mentales pour l’Imperial Trail de Fontainebleau, dans un peu moins d’un mois. (Peut-être que j’utiliserai ma veste d’ici là…..).

 

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