Sur la route de la Hollande en vélo

Sur la route de la Hollande en vélo

Comme vous le savez certainement, en plus d’être coureur je suis aussi rouleur. J’ai toujours, depuis ma tendre enfance, fait du vélo. Connaissant les bénéfices qu’apportaient les entrainements croisés, j’ai toujours continué le vélo même en période de gros entrainement de course à pied. Mais un beau jours les sorties 100% route sur, la plupart du temps, les mêmes paysages commençaient à me lasser. Ce que je voulais c’est voir du pays et enchainer les kilomètres (je suis un boulimique du kilomètre en vélo 😉 )

Avec 2/3 amis nous décidons pour baptême du feu de faire la course Lille-Hardelot (160km) mais de ne pas se contenter que de l’aller, et donc d’y ajouter le retour. Je ne rentrerais pas dans les détails de cette sortie à part qu’après une mauvaise gestion de l’eau je décidais d’arrêter qu’au bout de 250 Km. J’aurais tout de même fait de belle rencontre sur cette épreuve, notamment Clément (Qui soit dit en passant est un excellent rouleur), et bien d’autres personnes comme Lionel qui roule dans la même team que moi (La Fondation Digest Science).

Un fois cette course disputée, j’avais encore envie de plus, c’est la que la question de Rando s’est posée.

Avec Felix et Philippe des TwoMoulins ainsi que Mathieu, nous nous somme préparés une petite rando traversant la Belgique pour atteindre la cote Hollandaise. Cette sortie était prévue sur 2 jours avec une nuit en bivouac en forêt. Parfait pour tester un peu tout le nouveau matériel. Le vendredi soir à été consacré à la préparation des affaires, le plus important est de partir léger.

Mes sacoches se composaient de la sorte :

-Un tarp (bâche servant d’abris)

-Un Hamac

-Un sac de couchage light

-Un peu de cordelette d’escalade

-Un réchaud

-Une popotte (nécessaire à la préparation de nourriture)

 

Samedi 7H00 – Lille

Le départ est donné, et nous allons rouler tranquillement jusqu’à notre bivouac en passant dans les terres, en sillonnant une multitude de bourgades Belges. Le temps est au rendez vous, le soleil brille mais ne tape pas trop. Nous allons même sur la route faire la connaissance de deux cyclistes hollandais, faisant le route de Halluin jusqu’à Amsterdam ! On roulera un petit bout de chemin avec eux, pour les laisser au milieu de notre périple. La fin de l’aller se termine sans encombre à part un petit bug de GPS qui contraint le groupe à se séparer.

Nous arrivons sur le lieu du bivouac à 15H, le temps de tout mettre en place, et nous partons faire 2/3 courses afin de pouvoir manger et reprendre des forces. L’option du feu de camps est retenue, donc nous ferons griller de la viande dessus. Une fois le diner englouti, il est l’heure de se mettre au lit car la journée du lendemain sera longue (et nous ne le savons pas encore).

Dimanche 5H00 – Breskens

Le levé du jour a eu raison de mon sommeil, la nuit fut fraiche et humide et le ciel est bien gris. J’en profite pour raviver le feu afin de réchauffer un peu tout ça. Je commence à remballer mon matériel en attendant que les autres se réveillent. Pour le petit déjeuner nous avons le temps de bien manger et de boire un café et nous voilà sur la route du retour. Celui ci se fera par la cote Hollandaise puis Belge. La pluie s’invite et nous procure une sensation au réveil pas très confortable, mais cela ne durera pas très longtemps. Nous décidons de faire un stop sur le port de Breskens pour prendre un café au chaud.Apres cette petite pause le soleil a l’air de ressortir, nous reprenons la route le long des cotes hollandaises pour arriver très vite en Belgique, plus précisément à Knokke. Le but est de rallier Bruges pour y faire une pause déjeuner, et c’est la que la folie des crevaison débute. Nous longeons le canal qui nous mène à Bruges et sur 100 m j’arrive à crever deux fois ainsi qu’à entailler mon pneu arrière. Apres un réparation de fortune nous arrivons enfin a destination. Deux de nos acolytes pressés par le temps nous abandonne et avec Mathieu nous décidons de manger calmement. Le reste du chemin se fera sans encombre, avec des prises de relai régulier nous avons su rentrer plus vite que prévu.

Enfin rentré à la maison, et directement l’envie d’en faire plus me saisie. Dans la foulée je prépare une nouvelle rando pour le week end suivant avec mon pote Sélim, qui lui la fera en pignon fixe. On prépare le tracé et nous donnons rendez vous le vendredi soir suivant.

 

Vendredi 17H00 – Wambrechies

Nous décidons d’aller plus haut en Hollande et de traverser la baie pour aller jusque Domburg. Le vendredi soir nous roulerons qu’une petite distance pour nous rapprocher du port de Breskens. Nous installons notre bivouac en pleine forêt de Pin perdue au milieu de la Belgique. Le tapis d’aiguille de pin qui recouvre le sol fera office de matelas des plus confortable. Le temps de diner et au dodo. Le réveil sonne.

Samedi 5H00 – Wildenburg

On remballe le bivouac, un peu de gâteau et un petit café et nous reprenons la route pour le port de Breskens. Nous y arrivons assez vite, et pouvons embarquer sur le bateau de suite. La traversée ne dure que 20 minutes, et nous débarquons dans la ville de Vlissingen. Nous allons devoir longer la cote Ouest pour pouvoir rejoindre Domburg et faire une pause déjeuner. Nous trouvons un restaurant sur la plage pour nous poser quelques instants. Dans nos premiers plans, nous devions dormir dans une forêt non loin de Domburg, mais ayant roulé plus vite que prévu le choix fut vite pris de dormir dans la forêt de Breskens ce qui nous évitera le stresse des horaires de bateau pour le lendemain (et nous raccourcira la route aussi 😉 ). Donc encore une fois nous reprenons les vélos et direction Breskens, où le bivouac se posera. Même programme qu’à chaque fois, un feu de camp, de la viande grillée, des pates et au dodo.

 

Dimanche 5H00 – Breskens

Nous décidons de nous lever tôt pour pouvoir être le plus tôt auprès de nos femmes (et enfant). Mais le mauvais temps nous empêchera de partir à l’heure voulue, et nous serons bloqués jusque 8H00 le temps que les grosses averses cessent. Partant avec plus d’une heure de retard le retour par la cote nous sembles compromis, nous décidons donc de prévoir un itinéraire bis avec moins de kilomètres (qui au final sera plus long que celui prévu à l’origine 😉 ). Nous allons rejoindre le canal qui fait de Knokke jusque Courtrai le suivre, et rallier Halluin puis chez nous. Sur le papier cela nous paraissait simple, sauf que le vent décidait de faire des siennes. Pour faire simple nous l’avons eu de pleine face durant la totalité du retour avec des rafales à 55/60 KM/H. Il a été extrêmement pénible de tenir 22Km/h de moyenne, la forme physique en a pris un coup. Mais bon rassurez vous à l’heure où vous me lisez, nous sommes bien rentré ;).

Ces deux randos n’ont fait que renforcer ma soif de bouffer du kilomètre, et je pense bien préparer de beaux défis pour 2016, un truc comme relier le Nord de la Finlande au Sud de l’Espagne.

Pour ceux qui auraient envie de participer à nos randos, c’est avec plaisir !

A bientôt sur les routes.

 

 

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RunInLille

 

4 Comments

  1. Superbe article mon Mimil !
    Par contre je tiens à apporter une petite modification concernant tes crevaisons le long du canal avant Brugges… Ce n’est pas en 100m mais bien en 10m que tu as du faire le bricoleur de chambres à aire :-p
    En tout cas c’était cool et j’ai hâte de faire la prochaine, avec Selon j’espère !
    Beco

     

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